RHR – Résidence Hôtelière du Rail

maître d’ouvrage SNCF
rennes (35)
Shon 1120 m²
CoNCourS 2011 (non réalisé)
budget 1 800 000 € ht

Notre projet à pour ambition de faire synthèse et d’annoncer les gabarits à venir. C’est par conséquent un hybride qui se nourrit du déjà là et qui raconte dans sa mise en œuvre son époque. La volumétrie ascensionnelle fait synthèse. Elle est issue de la manipulation géométrique et numérique du contexte bâti existant.

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Au Nord notre projet est appareillé d’écailles en textile. Une membrane type Ferrari est houssée autour d’une structure légère en tube métallique. C’est l’archétype de la double peau. Issue directement de la poétique de sa fonction, des clapets poli miroir raconte l’hermétisme souhaité à toutes heures de la journée pour le repos du personnel de la sncf. Le fonctionnement de ces monocles à caractère horlogé s’articule simplement par action d’engrenage et crémaillère permettant l’ouverture et la fermeture des volets à la manière de la publicité « égoïste ».

Au sud, pour tamiser les lieux, de grands stores participent à la variation d’ambiances lumineuses et au rdc, des bannes surdimensionnées au motif rayé couvrent des terrasses plongeantes et abritent les voyageurs en escale du crachin breton.

Une signalétique urbaine émerge d’un petit jardin utilisant une seule espèce végétale locale : le camélia. Seule la taille de ces topiaires bretonne varient.
La façade d’aspect blanc lisse et brillant réfléchit son contexte pavillonnaire et les UV non souhaités par des clients fatigués. Ce gabarit de quatre étages se laisse gravir jusqu’à son sommet par un escalier de secours desservant chaque palier. Au terme de cette ascension une terrasse permet d’appréhender un quartier en pleine mutation. Ce canyon affirme le geste d’un monolithe fracturé.

Notre bâtiment cultive le paradoxe du sommeil et du mouvement de la ville en mutation.